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Stratégie d’investissement

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Strategie-d-investissementL’environnement dans lequel les épargnants doivent gérer leur patrimoine est de plus en plus complexe et risqué. La crise financière est venue bousculer les certitudes des investisseurs en matière de placements, tant immobiliers que financiers.

On trouve sur le marché une offre surabondante avec parfois des placements aux rendements forts alléchants souvent « trop beaux pour être vrai ». En effet, en 10 ans, le nombre d’escroqueries à l’épargne a augmenté de plus de 50 %, et les sommes en jeu ont quadruplé. Qui n’a pas entendu parler de l’escroquerie à la crevette brésilienne qui proposait un rendement de 20 % par an ou encore plus récemment le scandale Aristophil (manuscrits).

Pourtant, les gardes fous sont nombreux tant d’un point de vue de l’information que de l’arsenal répressif. L’Autorité des Marchés Financiers (AMF) a beau publier régulièrement sur son site internet des alertes sur des sociétés proposant des placements « douteux » ou n’ayant aucun agrément pour faire appel à l’épargne publique mais de plus en plus de gens tombent dans le panneau.

L’AMF dans un de ses rapports a décortiqué les méthodes employées par les escrocs. Elles relèvent toutes de la même mécanique avec quelques variantes : abus de confiance, non information ou désinformation, manipulation de la crédibilité de clients non avertis, influençables et non connaisseurs du milieu financier et des différents aléas du marché. Il semble que la baisse des rendements des produits d’épargne ne soit pas étrangère à l’aveuglement de certains épargnants. Ils deviennent plus sensibles aux sirènes de commerciaux proposant des placements alléchants.

Face à ce constat désolant, il parait important de rappeler certains principes qui doivent guider les investisseurs dans leurs choix et ainsi se prémunir contre les éventuelles arnaques.

Bien choisir ses placements :

Tous les épargnants sont à la recherche du placement qui rapporte un rendement maximum avec un minimum de risques pour un investissement minime. Malheureusement ce « mouton à 5 pates » n’existe pas. C’est pourquoi, l’investisseur doit faire appel à son bon sens et réfléchir aux placements les plus appropriés à la réalisation de ses objectifs. Chacune de ses décisions doivent s’insérer dans une démarche plus large (ligne directrice). En effet, la situation patrimoniale d’un individu évolue dans le temps, ce qui l’oblige à adapter ses placements en conséquence. De ce fait, il faut prendre le temps de la réflexion avant de se lancer.

a. Définir l’horizon de placement :

Avant d’investir, vous devez déterminer des objectifs clairs et hiérarchiser les priorités pour y parvenir. Il est important de définir la durée de blocage de l’épargne car les solutions à envisager sont très différentes selon s’il s’agit de court, moyen ou long terme.

b. Définir la prise de risque :

Il faut toujours avoir à l’esprit qu’il n’y a pas de rendement élevé sans prise de risque proportionnel. De ce fait, il est important de bien comprendre dans quoi l’épargnant investi et avoir une vision claire des risques pris en évitant de se complaire dans certaines « croyances » infondées. En effet, un sondage IFOP réalisé en 2014 faisait apparaitre que :

  • 4 français sur 10 considèrent le vin, l’art ou la forêt comme des placements relativement peu risqués (un sur dix pour l’investissement en Bourse),
  • 1 sur 3 qu’il s’agit d’une « bonne façon de conserver ses économies » (un sur cinq pour les actions)

Pourtant l’AMF met en garde régulièrement les investisseurs sur ce type de placements. Il faut croire que les bonimenteurs ont encore de très beaux jours devant eux.

Les bons réflexes :

Comme le dit ce vieil adage : « tout ce qui brille n’est pas or ». Il est de ce fait important d’analyser les choses.

a. Vérifier la qualité de votre interlocuteur :

Tout individu se réclamant Conseiller en Investissements Financiers (CIF) ou conseiller en gestion de patrimoine se doit d’avoir des habilitations pour exercer son métier (cadre réglementaire). A cet effet, l’épargnant peut vérifier la véracité de l’agrément de son interlocuteur en allant sur le site de l’ORIAS : www.orias.fr .

Cet organisme centralise les 3 principales catégories d’intermédiaires financiers :

  • En assurances (intermédiaire en assurance ou IAS)
  • En crédits (intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement ou IOBSP)
  • En investissements financiers (CIF)

L’investisseur doit également avoir à l’esprit de vérifier que son interlocuteur a bien une assurance Responsabilité Civile Professionnelle (RCP).

Dans le cas de site internet, vérifier sur www.amf-france.org (Autorité des Marchés Financiers) qu’il ne soit pas sur liste noire.

b. Teneur du discours :

Il faut se méfier des discours confus et compliqués à grand renfort de termes techniques incompréhensibles pour crédibiliser les propos de votre interlocuteur. Ce type de procédé est la spécialité des « arnaqueurs », en matière de placement (noyer le poisson).

Afin d’éviter ce genre de piège, l’épargnant doit clairement comprendre et déterminer dans quel secteur ira son argent ainsi que le montage juridique afférent.

Le milliardaire Warren BUFFETT, quand on l’interroge sur les facteurs ayant contribués à son enrichissement, répond immanquablement qu’il n’a jamais investi un dollar dans un placement dont il ne comprenait pas la logique financière.

L’investisseur doit s’assurer également que le discours ne soit pas déséquilibré car il n’y a pas de fort rendement sans risques accrus (pas de garantie de capital).

Votre interlocuteur doit s’assurer que le placement qu’il vous propose est en adéquation avec votre profil (objectifs, goût du risque, …).

  • Faites marcher votre esprit critique en allant faire des recherches sur internet pour voir si l’on en parle dans la presse, si la société est domiciliée en France, etc…
  • Ne jamais souscrire sous la pression
  • Ne mettez pas tous les œufs dans le même panier :

 

 

 

 

laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
contact@placementinvest.com
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