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République Dominicaine

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République Dominicaine : La douceur de vivre sa retraite, mais attention

Des plages de sable blanc, des palmiers, l’eau turquoise et un soleil brillant toute l’année sont les points qui caractérisent le mieux la République Dominicaine. De plus, aucune ile des Caraïbes n’égale la beauté de ses paysages. D’ailleurs, il n’y a qu’à constater le nombre croissant des touristes qui déferlent chaque année en République Dominicaine.

Pour un retraité, d’autant plus s’il a de faible revenus, les atouts de la République Dominicaine sont nombreux :

  • Très faible coût de la vie au regard de la France (pauvreté de l’ile)
  • Climat de rêve
  • Facilité d’obtention d’un permis de résident (l’Etat a mis en place des mesures spéciales pour les retraités étrangers).
  • L’immobilier est très accessible (cf. article investir à Saint Domingue)

Les démarches à effectuer avant de partir :

Il vous faudra obtenir un « Visa de Résidence » afin de pouvoir vous établir définitivement en République Dominicaine. Celui-ci a une validité initiale de 60 jours (sert qu’une fois). Une fois arrivé dans le pays, le candidat à l’expatriation devra se présenter à la « Direction Générale de Migrations » afin de formaliser les démarches concernant sa résidence définitive en complétant les demandes supplémentaires nécessaires ou bien passer par les services d’un avocat.

Avant votre départ, il vous faudra informer les différentes administrations (caisse de retraite, CAF, Centre des impôts…) mais également votre banque. Il faut savoir que dès lors que votre domicile fiscal est hors de France, l’expatrié ne pourra plus détenir les placements suivants :

  • Livret de développement durable (LDD)
  • Livret d’épargne populaire (LEP)
  Depuis le 20 mars 2012, le transfert hors de France du domicile fiscal du titulaire d’un PEA n’entraîne plus la clôture automatique du plan, et cela quel que soit l’Etat dans lequel le titulaire du plan transfère son domicile fiscal (Union européenne ou non), sauf si ce transfert a lieu dans un Etat ou territoire non coopératif (ETNC) au sens de l’article 238-0 A du Code Générale des Impôts (CGI).

Il est important de pas négliger l’aspect vaccination. En effet, certaines vaccinations sont obligatoires tandis que d’autres sont facultatives. De ce fait, il est important de s’informer sur les recommandations selon votre destination.

Fiscalité des pensions de retraite :

La République dominicaine n’a pas signé de convention fiscale avec la France. A ce jour, elle n’en a entériné qu’une seule avec le Canada (signé en 1976). Etant donné que ce pays fait partie des Etats à fiscalité privilégiée, la France n’a pas coutume de conclure de telles conventions avec ce type de pays. De ce fait, il existe un risque de doubles impositions pour les personnes qui y séjourne plus de 183 jours par an.

Le site de France Diplomatie précise : « Si vous percevez des pensions de la part d’organismes français et résidez hors de France dans un pays n’ayant pas signé de convention fiscale avec notre pays, les pensions restent imposables en France ».

Couverture santé :

Il faut savoir qu’il n’existe aucune convention de sécurité sociale entre la France et la République Dominicaine. De ce fait, il est primordial de s’intéresser à sa couverture santé.

Les normes des hôpitaux publics du pays ne répondent pas à nos standards occidentaux. La qualité des soins dispensés et l’équipement laissent à désirer. Par contre, les cliniques privées offrent des soins relativement corrects mais les prestations sont très onéreuses. De plus, il vous faudra vous acquitter du paiement d’avance.

Compte tenu du système de santé, il est fortement conseillé aux retraités français d’ adhérer, à l’assurance de la Caisse des Français de l’Etranger (CFE : https://www.cfe.fr/). Il s’agit d’un organisme de droit privé, en charge d’une mission de service public dont l’objet est l’assurance des expatriés. L’adhésion permet à tout expatrié de s’assurer contre un ou plusieurs risques en fonction de sa situation familiale, des particularités locales et aussi de ses possibilités financières. La CFE propose trois assurances : maladie-maternité, vieillesse et accidents du travail ainsi que maladies professionnelles. Egalement, il sera préférable de souscrire à une mutuelle complémentaire. Parallèlement, il sera judicieux de prendre une assurance rapatriement afin de se prémunir de tous problèmes de santé lourd. En effet, Miami est à 2 heures de vol et dispose de structures hospitalières offrant une qualité de soins identique à la France Métropolitaine.

Il est possible de téléphoner au Consulat de France afin d’obtenir les coordonnées des médecins habituellement consultés par les français.

Pour conclure :

Même si la République Dominicaine est dans le Top 10 des pays où il fait bon passer sa retraite, on ne peut que regretter les points négatifs :

  • L’absence de convention fiscale entre la France et ce pays fait que l’expatrié est considéré comme résident fiscal de chacun des deux pays. Cela entraîne donc une obligation fiscale dans les 2 pays. Toutefois, en vertu de l’article 81 A du CGI Français depuis 2006 il est possible d’obtenir une exonération d’impôt sous certaines conditions. Ceci étant, les critères me paraissent difficilement applicables à un retraité vivant en République dominicaine (ex : les rémunérations ont été soumises à un impôt sur le revenu au moins égal aux 2/3 de l’impôt qui serait dû en France sur la même base d’imposition).
  • En vieillissant, les risques de santé sont accrus

Il sera préférable d’opter pour un pays qui permettra de profiter au maximum des avantages procurés par l’expatriation.

 

laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
contact@placementinvest.com
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