Placement invest

Les obligations convertibles :

0

  Qu’est-ce qu’une Obligation convertible (OC) ?

C’est un instrument financier hybride tenant à la fois des obligations et des actions. En effet, il s’agit d’une obligation classique à laquelle est adjointe une option de conversion. De ce fait, elle a un double aspect.

  • L’aspect obligation :

L’acquéreur d’une obligation convertible est un créancier de la société émettrice. A ce titre, elle offre un certain nombre d’avantages :

  • Remboursement à un prix déterminé à l’avance. En général, il comporte une prime de remboursement par rapport au nominal.
  • Perception d’un coupon régulier fixé également à l’émission.

⇒  Comme tout porteur d’une obligation, l’investisseur connait dès le départ les risques qu’il assume.  Sauf cas de défaillance de l’émetteur, au pire, le cours de Bourse de son obligation ne pourra tomber   qu’au niveau que lui assigne sa valeur actuarielle. A l’échéance, celle-ci sera remboursée au prix  convenu.

 
    Comme pour les obligations classiques, le rendement offert dépend de la qualité de l’émetteur et de sa capacité à rembourser (rating). [/stextbox]
  • L’aspect action :
  • L’obligation convertible est échangeable :

En général à tout moment contre une action. Toutefois, dans certains cas, la conversion ne peut s’effectuer qu’à des dates précises ou à maturité. De ce fait, l’obligation convertible met son porteur dans la même situation qu’un actionnaire direct. En effet, son cours suit le cours de l’action en cas de hausse. De ce fait, le détenteur d’une OC en convertissant son titre en action réalisera une plus-value du même ordre que celle de l’actionnaire sans pour autant avoir pris les mêmes risques.

  • Une parité d’échange connue :

Une OC est échangeable le plus souvent contre une action de la société émettrice. Toutefois, cette parité n’est pas systématique. En effet, elle peut être impactée par certaines opérations financières réalisées par la société émettrice qui peuvent impacter le cours de son action. Il peut s’agir par exemple d’une division du titre, d’une attribution gratuite ou augmentation de capital avec droit de souscription.

⇒ Une division par deux de l’action peut ramener la parité de convertible à deux titres pour une obligation. De même, une attribution gratuite peut aboutir à des parités de l’ordre de 1,25 action pour une obligation. Dans le cas d’une augmentation de capital avec droit de souscription conduit par l’application d’un coefficient d’ajustement à des parités plus complexes (ex : 1,12 action pour une obligation). De ce fait, lors de la conversion l’investisseur recevra en plus d’action, de l’argent (soulte) afin de faire coïncider la valeur de l’action et celle de l’obligation.

Comment choisir une obligation convertible ?

  • Il est important d’analyser les perspectives financières de l’entreprise émettrice ainsi que le niveau de sa valorisation boursière.
  • Il faut appréhender le taux de rendement réel de l’obligation (taux actuariel). Cela permettra de connaitre le degré de sensibilité de l’obligation convertible par rapport à l’action. En effet, plus le taux actuariel sera faible et plus l’obligation se comportera comme l’action.
Selon la sensibilité de l’obligation, on parlera de convertible action, de convertible mixte ou de convertible obligation.
  • Plus la prime de conversion est élevée, moins le potentiel de plus-value sera important.

Les risques associés aux Obligations Convertibles :

L’obligation convertible est exposée à la fois aux facteurs des risques action et obligation. Il s’agit des éléments suivants :

  • Risque de taux
  • Risque de spread (écart entre le taux de rentabilité actuariel de l’obligation et celui d’un emprunt sans risque de durée identique)
  • Risque de baisse du cours de l’action sous-jacente du droit de conversion.
  • Risque de volatilité résultant du caractère optionnel de ce droit de conversion. En effet, la valorisation de ce droit de conversion dépend de l’estimation qu’a le marché de la variation future du cours du sous-jacent.
  • Risque de défaut de l’émetteur où la perte de l’investissement peut être quasi totale.

 Fiscalité :

Merci de vous reporter à l’article « Fiscalité des valeurs mobilières » (cf : www.placementinvest.com)

Pour les obligations étrangères : pas de restitution d’une éventuelle retenue à la source (sauf convention internationale particulière).

Pour conclure :

Les obligations convertibles permettent de participer au développement d’une société tout en limitant la prise de risques par rapport à l’achat d‘une d’action de la société.

Cet instrument financier hybride offre un couple risque/rentabilité original qui peut être très attractif pour un investisseur. En effet, la rentabilité est constituée d’une partie fixe et d’une partie aléatoire :

  • La partie fixe permet à l’investisseur d’obtenir un taux de rendement actuariel brut d’environ les deux tiers de ce qu’il pourrait obtenir avec une obligation classique.
  • La partie aléatoire correspond au potentiel de plus-value liée à la conversion du titre suivi de sa revente. En théorie, la plus-value peut être très importante mais dans les faits, elle est très souvent plafonnée par une option de rachat anticipé. De ce fait, elle est limitée à environ 20 % à 30 %.

A défaut d’investir directement dans des obligations convertibles, l’épargnant a la possibilité de le faire par le biais d’Organismes de Placement Collectif en Valeurs Mobilières (OPCVM) tel que les Sicav ou Fonds communs de placement. En effet, sur les 287 sociétés de gestion françaises du périmètre Europerformance, seulement 49 entités proposent des fonds d’obligations convertibles.

Avant de prendre une décision d’investissement, l’épargnant devra tenir compte de sa situation personnelle, de ses besoins de liquidité, de la composition de son patrimoine, de son aversion au risque, de son horizon de placement (moyen/long terme) sans oublier ses objectifs d’investissement.

 

 

 

 

 

 

 

laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
contact@placementinvest.com
laurent BRACHET

Les derniers articles par laurent BRACHET (tout voir)

Laisser un commentaire