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Les diamants

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Les diamants : une alternative à l’or ?

diamantD’après Marilyn Monroe, « les diamants sont les meilleurs amis des femmes » mais sont-ils également celui de l’investisseur ?

En effet, avec la crise de 2007/2008 de plus en plus d’épargnants se tournent vers des actifs tangibles. L’investissement dans le diamant est encore peu couru et rares sont les investisseurs qui s’aventurent encore sur ce marché.

Afin de savoir si cet actif est un placement digne d’intérêt, il parait important de comprendre le marché et les risques afférents.

Le marché :

Plus de 80 % de la production mondiale de diamants provient de 20 mines à travers le monde. Un certain nombre de mines devraient fermer entre 2020 et 2025 (dont celle d’Argyle en Australie qui représente 9 % du marché).

De surcroit, plusieurs experts s’accordent à dire que le pic de production devrait intervenir vers 2018-2020. Après cette date, la production de diamant déclinera.

Cette perspective ne permettra pas de faire face au besoin croissant, surtout provenant de l’Asie. En effet, d’ici 2020 la demande va doubler, soit une croissance de 6% par an alors que la production ne sera en augmentation que de 2,8% d’ici là.

Selon une étude réalisée par De Beers (conglomérat diamantaire sud-africain), la Chine, Hong Kong, l’Inde, le Japon et le Moyen-Orient devraient représenter 47 % de la demande en 2017.

Actuellement, il faut extraire 2 500 tonnes de roches pour avoir un diamant d’investissement d’1 carat.

31 % des épouses chinoises portent une bague en diamant, contre 80 % aux USA et au Japon.

Les caractéristiques du diamant d’investissement :

Un diamant d’investissement est fonction de sa couleur (blanche : D, E ou F), ses inclusions (IF, VVS1 voire VVS2), sa fluorescence (faible ou nulle). Son poids idéal se situe entre 0,5 et 2 carats.

 Le marché du diamant est un système autorégulé qui fixe ses propres prix. Il n’y a pas de cours mondial public du diamant, celui-ci est géré par les professionnels du milieu. Seul l’indice Rapaport fait office d’étalon. Il fait le constat des ventes réalisées en Bourse sur la semaine écoulée, ce qui donne un prix de la pierre, en dollars, hors taxe.

 Les risques :

Comme tout investissement, le diamant comporte un certain nombre de risques :

  • Risque de marché : Possibilité que la valeur de l’actif baisse (aucune garantie en capital).
  • Risque de liquidité : Si le diamant est un actif tangible et négociable, il n’en demeure pas qu’il y a toujours le risque de ne pas pouvoir le céder dans un délai et un prix raisonnablement attendus.
  • Risque de change : Dans le cas d’un achat en devise étrangère, il y a un risque de perte de valeur résultant d’une baisse de taux de conversion de cette devise

Fiscalité :

Le diamant d’investissement (ni monté, ni serti, ni à usage industriel) entre dans la catégorie fiscale des bijoux et assimilés.

Deux possibilités de régime fiscal à la revente :

  • Une taxe forfaitaire de 5,5 % à chaque revente
  • Une taxe de 34,5 % sur la plus-value réalisée avec une exonération pour toute transaction inférieure à 5 000 € et un abattement de 5 % par an au-delà de la 2ème année (exonération totale au bout de 22 ans).

 Comme pour l’or physique ou les « terres rares » ; il est possible d’investir dans le « diamant « papier » plutôt qu’en direct. Cela peut se faire par le biais de tracker (ExchangeTraded Funds ou ETF).

 Pour conclure :

Etant donné des perspectives annoncées par les différents experts, les prix du diamant devraient progresser dans l’avenir. De plus, contrairement à l’or, cet actif est nettement moins volatil.

De plus, il peut jouer comme une alternative à l’or comme valeur refuge.

Si le diamant est éternel qu’en est-il du rendement ? Cet actif peut être un moyen de diversification de son patrimoine (entre 5 et 10 % pas plus).

Compte tenu de mes propos, il parait important de vous faire aider par un Conseiller en Investissement Financier (CIF) qui définira avec vous si ce type d’investissement est adapté à vos attentes et vos objectifs. Il sera à même de vous orienter et vous conseiller au mieux de vos intérêts.

 Dans le cadre d’une meilleure protection des investisseurs, la loi de sécurité financière n° 2003-706 du 1er août 2003 a créé un nouveau statut spécifique : le conseiller en investissements financiers (CIF). Son activité est contrôlée par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). A ce titre, il possède une couverture en Garantie Financière et Responsabilité Civile Professionnelle.
laurent BRACHET

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Fondateur du site Placementinvest
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Tel : 06 15 31 11 82
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