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Le financement participatif

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Le financement participatif : Une démarche citoyenne qui peut doper votre investissement

image003Les FINTECH et sa forme la plus connue le Crowdfunding (financement participatif) ont le vent en poupe après les excès des établissements financiers qui ont conduit à la crise financière de 2007. Si ce mode de financement n’est pas nouveau à proprement dit, il s’appuie sur l’essor d’Internet et du développement exponentiel des réseaux sociaux. Pour preuve, les plates-formes américaines ont déjà passé la barre des 10 milliards de dollars de fonds collectés et la France a levé plus de 152 millions d’euros en 2014.

Compte tenu de l’ampleur du phénomène qui s’accélère d’année en année, nous sommes peut être à la veille d’un changement sociétal qui risque de modifier en profondeur le mode de financement de l’économie « productive ». Face à la frilosité affichée des acteurs traditionnels, un nombre de plus en plus grand d’individus se regroupent pour mutualiser leurs épargnes afin de financer des projets dans lesquels ils croient. On a l’impression de revenir 200 ans en arrière qui ont conduit à la création du mouvement mutualiste et coopératif dans le domaine bancaire.

Cette nouvelle façon de financement permet à l’épargnant d’avoir une démarche citoyenne tout en donnant du sens à son placement (investissement sur du concret et pas sur des produits financiers complexes).

Comment ça marche ?

Depuis octobre 2014, le gouvernement a créé, par dérogation au monopole bancaire, un nouveau statut régissant les intermédiaires pour ce type de financement. Ils doivent être agréés en tant que Prestataires de Services d’Investissement (PSI) auprès de l’Autorité de Contrôle Prudentiel et de Régulation (ACPR) et être immatriculées auprès de l’Orias en tant que conseillers en investissement participatif après examen de leur dossier par l’Autorité des marchés financiers (AMF). Au 24 juin 2015, l’ORIAS recense 57 plates-formes de financement participatif.

Ce statut permet aux sites web agréés de mettre en relation les particuliers et les entreprises ou porteurs de projets via des contrats de prêts.

  • Ce nouveau statut apporte une protection à l’investisseur et clarifie le rôle des plates-formes.
  • Une société ne peut pas demander plus de 1 000 000 €/projet.
  • L’épargnant ne peut pas financer plus de 1000 €/dossier.
  • Bientôt les plafonds seront susceptibles d’être revu à la hausse par la loi Macron.

En quelques clics, l’internaute sélectionne le projet qu’il souhaite soutenir et définit le montant de sa participation.

Ce nouveau « type d’actifs » permet de se diversifier dans le cadre d’une stratégie patrimoniale. Il favorise également la dilution du risque en offrant la possibilité de la multiplication des investissements en mettant de petites sommes sur chacun des projets.

Actuellement les rendements vont de 6 à 9 % avant impôt selon le type d’investissement effectué (prêt ou participation).

Deux possibilités s’offrent à lui :

a. Le crédit aux entreprises : (Crowdfunding)

En contrepartie de la somme que l’investisseur prête à une entreprise (Startup, TPE, PME) pendant une durée limitée, l’internaute perçoit des intérêts.

A noter que le prêt participatif ne bénéficie d’aucun avantage fiscal. Les intérêts perçus par l’épargnant sont taxés à l’impôt sur le revenu et soumis aux prélèvements sociaux (15,5 %) plus un prélèvement forfaitaire (24 %).

Le crédit est une opération à risque (défaut de l’emprunt, absence de remboursement) qui peut entrainer la perte intégral de son investissement.

b. Le financement participatif : (Crowdequity)

Il permet aux particuliers de jouer les « business angel » avec des tickets d’entrée minimes. L’investissement se fait par détention de titres en direct de l’entreprise ou à travers une holding. De plus, l’investisseur bénéficie d’une réduction d’impôt sur le revenu ou sur la fortune au titre de l’investissement dans les PME (hors PEA PME-ETI).

Il s’agit d’un placement à long terme qui n’offre pas de garantie en capital.

L’Association Française des Investisseurs pour la Croissance (AFIC) dans sa dernière publication indique la « très bonne performance à long terme » de cette classe d’actifs. Elle souligne par ailleurs que, toujours sur le même horizon de 10 ans, le rendement moyen annuel de 11,3% est deux fois plus élevé que celui des marchés d’actions cotées (4,8% pour le CAC 40, 5,8% pour le CAC All-Tradable)… Toutefois, le rendement passé ne préjuge pas du rendement à venir.

En conclusion :

Quel que soit le support utilisé par l’investisseur (prêt ou prise de participation) ; il est important de s’intéresser aux éléments financiers et à la pertinence du projet avant de succomber au crowdfunding.

laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
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laurent BRACHET

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