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La gestion collective

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 La gestion collective : Une autre manière d’investir en Bourse

Contrairement à la gestion individuelle qui laisse l’investisseur seul face à ses choix, la gestion collective permet à celui-ci d’effectuer des placements boursiers en commun avec d’autres tout en répartissant les risques.

Qu’est-ce qu’un OPCVM ?

L’acronyme OPCVM veut dire « Organisme de Placement Collectif en Valeurs Mobilières ». Depuis juillet 2013, le terme OPCVM s’applique uniquement aux Sociétés d’Investissement à Capital Variable (SICAV) et aux Fonds Communs de Placement (FCP) relevant de la directive UCITS IV. A ce titre, ils sont soumis à des règles d’harmonisations au niveau européen.

Les OPCVM sont des portefeuilles de valeurs mobilières gérés par des professionnels (sociétés de gestion) qui assure la gestion quotidienne de celui-ci. A ce titre, les investisseurs (particuliers, institutionnels) apportent des capitaux qui sont mis en commun afin d’investir dans différents actifs financiers. De ce fait, les investisseurs deviennent propriétaires de parts ou actions du capital de l’OPCVM.

Dans le cas d’un particulier, la gestion collective lui permet de profiter de l’effet de taille d’un OPCVM.

Les différentes catégories d’OPCVM :

Les OPCVM sont réglementés par l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). A ce titre, ils sont soumis à de nombreuses règles. En effet, les actifs financiers dans lesquels les OPCVM peuvent investir sont établis à la création du fonds et ne peuvent pas évoluer par la suite (cf. les statuts ou règlement de gestion de l’OPCVM ainsi le Document d’Information Clé pour l’Investisseur).

Les 6 familles d’OPCVM :

  • OPCVM monétaires :

Ils sont investis dans des produits à court terme (3 mois à deux ans). Ils sont en général émis par l’Etat mais peuvent également l’être par des banques ainsi que des entreprises. Il s’agit de Titres de Créances Négociables (TCN). Ceux-ci sont représentatifs d’emprunts de trésorerie et de placements à court terme. Ce type d’OPCVM permet d’obtenir des rémunérations proches de celles que procure le marché monétaire. Leur rendement est faible car il s’agit d’un actif peu risqué.

  • OPCVM obligataires :

Ils sont investis dans les obligations (taux fixes ou à taux variables, durée à moyen terme et long terme). A noter que les émetteurs d’obligations sont en général les entreprises (publiques ou privées), les États ainsi que les collectivités publiques.

Ces OPCVM permettent d’investir sur des obligations d’émetteurs différents, avec de multiples zones géographiques, avec des maturités différentes (durée). Les risques traditionnels attachés à l’investissement en obligation sont le risque d’insolvabilité, de taux ou encore de liquidité. Le risque reste ici limité.

  • OPCVM actions :

Ils sont exposés majoritairement sur le marché des actions. Les portefeuilles peuvent être structurés de différentes façons (secteur d’activités ou zone géographique ou encore par croissance). Le risque de ce type d’actif correspond au risque de marché. De ce fait, ils sont par principe plus risqués que les OPCVM monétaires et obligataires.

  • OPCVM diversifiés :

Ils sont à la fois composé d’actions, d’obligations et de titres monétaires. A noter que l’exposition risque est en fonction de la répartition entre ces différents actifs. Il existe trois types de profils diversifiés :

– Prudent : l’exposition actions varie de 0 à 30 %

– Equilibré : l‘exposition actions se situe dans une fourchette de 30 à 70 %

– Dynamique : l’exposition actions est de plus de 70 %

  • OPCVM alternatifs :

Il s’agit de fonds composés d’autres OPCVM (plus de 10%). L’objectif est la mise en place de stratégies dites « alternatives ». Le gérant de ce type d’OPCVM arbitre entre différents fonds suivant les objectifs qu’il poursuit. Cet OPCVM permet une grande diversification de l’investissement car l’argent collecté est investi dans un grand nombre d’entreprises, sur différents secteurs et dans des pays différents.

  • OPCVM à formule :

Ils sont apparus dans les années 1990 et ont pour objectif d’offrir une performance conditionnelle définie en fonction des évolutions des marchés financiers (indices boursiers, cours). Ils sont également désignés sous les termes de « fonds à promesse » ou « fonds structuré ». Pour atteindre ces objectifs, l’OPCVM s’engage à obtenir, à une date déterminée, un montant obtenu par l’application mécanique d’une ou de plusieurs formules de calcul prédéfinie. Il s’agit de produits hybrides car constitués de deux composantes :

  • Une composante obligataire (garantie à l’échéance le capital investi),
  • Une composante en actifs risqués (fluctuation de la valeur au cours de la vie du fonds selon l’évolution des marchés). Cette partie permet de reproduire la formule de calcul et d’assurer la performance finale du fonds.

Profil de risque et de rendement d’un OPCVM :

Le risque d’un OPCVM dépendra de sa stratégie d’investissement (en actions, en obligations, diversifiée, etc…). A ce titre, pour connaître en détail les risques inhérents aux actifs actions, obligataires et autres ; reportez-vous aux articles correspondants. En contrepartie de son niveau de prise de risque, l’investisseur pourra espérer un rendement proportionnel à celui-ci.

Pour les fonds accessibles aux particuliers, un résumé de l’information sur les risques est disponible dans le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI). Celui-ci est disponible auprès de l’intermédiaire financier qui le commercialise. Pour plus d’informations, il est possible de demander le prospectus du fonds.

L’échelle de risque :

Le profil de risque et de rendement est symbolisé par une échelle allant de 1 à 7. Il s’agit d’une estimation du niveau de risque ainsi que du potentiel de rendement du fonds.

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Le niveau 1 correspond aux niveaux de risque et de performance potentielle les plus faibles. Cela ne signifie pas qu’il ne comporte aucun risque. A contrario, le niveau 7 est le niveau le plus élevé qui s’applique aux fonds les plus risqués.

A noter que cet indicateur de risque est basé sur des résultats passés, qui pourraient ne pas se reproduire dans le futur.

  Pour placer un OPCVM sur l’échelle de risque, l’indicateur utilisé est sa « volatilité », mesurée par la variation moyenne de sa valeur sur les 5 dernières années. Celui-ci traduit la tendance du fonds à fluctuer, plus ou moins fortement, à la hausse ou à la baisse. De ce fait, quand la volatilité est élevée, le potentiel de gain est plus important, mais le risque de perte l’est également.

Cotation d’un OPCVM :

Contrairement aux actifs cotés en Bourse, Ils ne sont pas cotés en continu. En effet, les achats (« souscriptions ») et les reventes (« rachats ») s’effectuent sur la base de leur « valeur liquidative ». Celle-ci est obtenue en divisant la valeur globale de l’actif net de l’OPCVM par le nombre de parts ou actions. Cette valeur ainsi obtenue est publiée selon la fréquence prédéfinie dans le prospectus :

  • Au minimum toutes les deux semaines si le portefeuille de l’OPCVM est inférieur à 150 millions d’euros.
  • Chaque jour de négociation, lorsque le portefeuille de l’OPCVM est supérieur à 150 millions d’euros. On parle alors de valeur liquidative « quotidienne ».

Quels sont les frais sur les OPCVM ?

Les frais des fonds sont parfaitement identifiables en lisant le Document d’Information Clé pour l’Investisseur (DICI). Connaitre cet élément est important car trop de frais peuvent limiter l’intérêt d’un fonds.

Les frais les plus courant sont :

  • Les frais de mouvements : Il s’agit des frais de passage d’ordre (« rachat » et de « souscription »).
  • Les frais de gestion : Ils rémunèrent la valeur ajoutée du gérant. Il s’agit de frais prélevés annuellement (indolores pour l’épargnant car prélevés directement sur le capital de l’OPCVM). Ils servent à couvrir la plupart des frais fixes (administration) du gestionnaire et alimentent les rétrocessions aux distributeurs.
  • La commission de surperformance : Ce type de frais n’est pas systématique. Elle rémunère la société de gestion lorsque celle-ci dépasse l’objectif fixé préalablement.
– Certaines banques appliquent des droits de garde aux OPCM d’autres établissements financiers alors qu’elles ne le font pas pour les leurs.

-Certaines catégories de fonds, te les fonds garantis, prévoient des frais supplémentaires (pénalités en cas de revente avant l’échéance).

Fiscalité des OPCVM :

Ils n’ont pas de fiscalité spécifique. Les revenus sont imposés selon leur nature (actions ou obligations) et les plus-values de cessions sont soumises au régime général des valeurs mobilières.

A ce tire, vous pouvez vous reporter à l’article « Fiscalité valeurs mobilières » (cf : www.placementinvest.com )

Certains OPCVM sont éligibles au Plan d’Epargne en Action (PEA) ce qui d’un point de vue fiscal n’est pas dénué Merci de vous reporter à l’article : www.placementinvest.com . De plus, les OPCVM peuvent également être mise dans l’assurance vie (enveloppe fiscale).

Pour conclure :

L’intérêt d’investir en Bourse, à travers des OPCVM, est d’optimiser ses gains en cas de hausse tout en réduisant ses pertes en cas de baisse. En effet, en déléguant le choix de composition du portefeuille des titres au gestionnaire en charge de l’OPCVM ont diversifie son placement.

Etant donné que les performances passées ne préjugent pas des performances futures, il est recommandé de demander conseil à un professionnel avant d’investir.

En effet, un Conseiller en Investissements Financiers (CIF) tiendra compte des différentes natures et degrés de risques qu’il fera prendre à son interlocuteur sans oublier l’équilibre de ses placements. En plus de lui remettre les DICI, il attira l’attention de son client sur les points importants desdits DICI afin de vérifier sa bonne compréhension.

Le statut CIF est encadré par le code monétaire et financier et le règlement général de l’Autorité des Marchés Financiers (AMF). A ce titre, il doit avoir une Responsabilité Civile Professionnelle (RCP).

 

 

laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
contact@placementinvest.com
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