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 Investir dans un cheval de course : un plaisir aux gains aléatoires

Depuis la crise financière, bon nombre d’épargnants  plébiscitent les investissements dits « tangibles ».  Parmi les placements alliant gestion de son patrimoine et recherche de plaisir, il y a un placement peu connu : Le cheval de course. Afin de mieux appréhender ce type d’investissement, il parait important d’étudier tous les paramètres afin de se positionner ou pas.

Comment investir ?

Hormis l’achat individuel d’un cheval de course, il est possible d’investir à travers plusieurs formules. Elles ont l’avantage d’avoir un ticket d’entrée abordable et ainsi réduire son exposition au risque inhérent à ce type de « placement plaisir ».

  • L’association de copropriétaires :

Il s’agit de regrouper un certain nombre d’investisseurs  autour d’un cheval de course. Le nombre de colocataires est limité à six pour le galop, dix pour les trotteurs. Il s’agit d’un achat en indivision. Un associé dirigeant doit être désigné et c’est sous ses couleurs que court le cheval. Il représente les intérêts des autres membres de l’association et assume la gestion de la carrière de l’animal.

  • Propriétaire en syndicat : à titre exceptionnel, un cheval peut être mis en indivision temporaire pour une durée déterminée sous forme de syndicat en un nombre de parts égales. Ce type de regroupement peut rassembler au maximum 45 personnes physiques. Un responsable doit être désigné.
  • L’écurie de groupe :

Il s’agit d’une société de personnes ou de capitaux qui exploite la carrière d’un ou plusieurs chevaux. Ce type de structure autorise un nombre illimité de propriétaires. A noter que chacun des membres doit être agréé. Tout comme le statut de copropriétaire, un gérant est désigné par les associés de l’écurie. Le cheval est engagé sous les couleurs de l’écurie.

 Le ticket d’entrée est variable selon le type de structure choisie et du type de chevaux acquis.

Sur quel cheval miser ? (Source France Galop)

Il existe 4 grands produits disponibles sur le « Marché hippique »

  • Le Foal :

Un poulain est ainsi nommé du moment de son jour de naissance jusqu’à la fin de l’année de naissance. L’achat d’un foal demande de la patience car on ne connaît presque rien de ses qualités intrinsèques. De plus, on est encore loin de la compétition. Il s’agit d’un pari sur l’avenir. Les prix varient selon le pédigrée de l’équidé, la réputation de l’éleveur, etc… Il est possible d’acheter un foal aux ventes d’élevage ou directement chez l’éleveur à l’amiable.

  • Le Yearling :

Cette expression désigne un poulain qui est dans son année de 1 an (né l’année précédente) qu’elle que soit sa race. Celui-ci n’est pas encore entraîné mais il est pratiquement prêt à être débourré (accepter une selle et un cavalier). Sa valeur est déterminée par sa race, son pédigrée, ses qualités athlétiques, sa précocité et l’évaluation de son potentiel. C’est à partir de ces éléments que l’on peut évaluer son éventuelle précocité. La gamme est extrêmement large et atteint dans certaines ventes telles que Deauville des millions d’euros.

  • Le 2 ans pré-entrainé :

L’achat de ce type de cheval permet à l’investisseur d’avoir une meilleure lisibilité puisqu’il y a moins d’incertitudes sur les qualités de l’animal. En effet, son potentiel se précise.

  • Le cheval prêt à courir :

L’acquisition peut s’effectuer soit à l’entrainement, à l’amiable avec le propriétaire, en vente publique ou lors de courses. A noter que le prix minimum d’achat pour ce type de cheval est pratiquement inaccessible pour l’investisseur lambda.

Les sources de profits issus de la détention d’un cheval de course :

Il existe trois types de gains potentiels :

  • Les prix remis lors de classement favorable en compétitions
  • La vente de saillies
  • La plus-value à la revente

Fiscalité :

La fiscalité du propriétaire dépend de son statut. En l’occurrence, nous allons nous attacher uniquement à l’imposition des propriétaires de chevaux non éleveurs et non entraineurs

  • Les gains :

Les gains d’un particulier ne sont pas imposables à la condition que celui-ci confit l’exploitation de son cheval à un tiers professionnel. En effet, l’administration fiscale considère que cet investissement à un caractère « spéculatif ». En ce sens l’arrêt du Conseil d’Etat du 1 juillet 1985 précise que dès lors que l’exploitation de la carrière du cheval est intégralement assurée par un entraineur, les gains du particulier sont exonérés d’impôt. Corrélativement, le Tribunal Administratif de Versailles dans son arrêté du 23 janvier 1996 indique que les déficits éventuels ne sont pas déductibles.

 Le propriétaire d’un cheval de course peut conclure un contrat type avec un entraineur. Celui-ci permettra de fournir un indice afin de démontrer que la gestion de la carrière du cheval a été confiée à un tiers sans intervention personnelle du propriétaire. Ce document constitue un indice d’absence d’activité lucrative de la part du propriétaire. (Bulletin Officiel des Impôts : 5 G-6-02).
  • Plus- values imposable :

L’article 150 UA du Code Général des Impôts (CGI) précise que la plus-value dégagée lors de la vente d’un cheval relève du régime d’imposition des plus-values sur biens meubles réalisées par les particuliers aux taux de 19 % + Prélèvements Sociaux (cf. : http://www.legifrance.gouv.fr ). A noter qu’on applique un abattement de 15 % par année d’entretien du cheval dans la limite de 7 années.

  • ISF :

Les opérations réalisées par les propriétaires de chevaux de course qui ne sont ni éleveurs, ni entraineurs,  ne sont pas considérés comme des biens professionnels. De ce fait, elles doivent être déclarées à l’ISF.

Pour conclure :

Il faut rester réaliste sur ce type d’investissement qui comporte des risques. En effet, tous les chevaux ne se révéleront pas des cracks, et certains ne gagneront jamais rien. A mon sens, compte tenu du coté aléatoire de ce type de placement, il s’adresse plutôt aux vrais amateurs.

Il faut rester réaliste sur ce type d’investissement qui comporte des risques. En effet, tous les chevaux ne se révéleront pas des cracks, et certains ne gagneront jamais rien. A mon sens, compte tenu du coté aléatoire de ce type de placement, il s’adresse plutôt aux vrais amateurs.

Régulièrement l’Autorité des Marchés Financiers (AMF) alerte le public sur ce type de placement considéré comme « atypique ». Elle précise que ce genre d’investissement est souvent risqué et les rendements annoncés parfois irréalistes (cf. site : http://www.amf-france.org  ). 
laurent BRACHET

laurent BRACHET

Fondateur du site Placementinvest
Conseil en gestion de Patrimoine (CIF)
Tel : 06 15 31 11 82
contact@placementinvest.com
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